

Bienvenue dans mon univers.
À travers la céramique, je façonne des formes inspirées des forces et des phénomènes naturels. Entre sculpture, couleur et matière, mes œuvres donnent naissance à des paysages organiques et à des mondes oniriques, où les formes se déploient, se transforment et ouvrent le champ des possibles.
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"Le maelstrom", 2025
Type de projet
Le maestrom
Date
2025
Emplacement
Exposition "Art in the park" 2025, Exposition "Vitrines" 2026
« Je chutais, tourbillonnais, luttant dans cette spirale monstrueuse et infinie. »
— Edgar Allan Poe, La Descente dans le Maelström
Inspirée du texte d’Edgar Allan Poe, cette installation céramique propose une immersion physique et
poétique dans un univers tourbillonnant, où le spectateur est invité à circuler autour d’une forme en
spirale de 2 mètres par 2 mètres, déployée au sol comme une carte mouvante de l’inconscient.
Pensée comme une masse fluide figée dans le temps, la composition évoque un vortex, un tourbillon
lent, où les éléments semblent à la fois happés, désagrégés et recomposés. Chaque module, façonné
à la main, participe à cet ensemble organique. L’œuvre est constituée de neuf de fragments de grès,
modelés un à un, assemblés avec une attention particulière portée à leur rythme, à leur tension
formelle, et à l’impression de mouvement qu’ils induisent collectivement.
L’installation est conçue pour interagir avec l’espace. Le sol devient une surface narrative, une
topographie sculpturale où se rejouent les forces d’attraction et de dissolution. La spirale, loin d’être
un motif décoratif, agit ici comme une dynamique de transformation, un moteur narratif invisible qui
structure la dispersion des éléments dans un ordre à la fois cosmique et sensible.
La surface des pièces est travaillée à l’aide d’une trentaine d’émaux expérimentaux, cuits à haute
température. Ces émaux, superposés, juxtaposés ou fondus ensemble, traduisent des états de la
matière – liquides, minéraux, célestes – et instaurent un dialogue entre l’ombre et la lumière. Cette
diversité de textures et de reflets amplifie l’impression de profondeur, d’instabilité, comme si chaque
fragment oscillait entre l’effondrement et l’émergence.
Dans cette œuvre, la sculpture devient territoire. Le spectateur, en contournant ou en traversant
visuellement la spirale, fait lui-même l’expérience du vertige, du déséquilibre, de la lenteur d’un
mouvement souterrain. Le Maelström devient un espace de mémoire, une métaphore du passage et de
la métamorphose. Il rend hommage aux absents, tout en laissant la place à l’apparition d’un monde en
devenir




















